ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

La chambre de commerce a tenu une cérémonie marquante, où l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) a procédé à une remise d’attestations aux bénéficiaires de la formation Droit OHADA. Cette formation a vu le jour grâce aux échanges constructifs entre la chambre de commerce et le secrétaire général de l’OHADA.

Suite à une formation intensive de six mois, l’OHADA a eu le plaisir de remettre des attestations aux bénéficiaires. Lors de la cérémonie, le président de la Chambre de commerce, Ali Idjihad a souligné que cette formation a vu le jour grâce aux échanges constructifs entre la chambre de commerce et le secrétaire général de l’OHADA. Il a également été mentionné que l’un des objectifs principaux de l’OHADA est d’inciter tous les pays de l’océan Indien à intégrer l’organisation.

Seuls quatre pays, Madagascar, Mozambique, Seychelles et Comores sont membres de l’OHADA dans le cadre l’océan indien. Notons que les formateurs provenaient de Madagascar, où un Master en droit OHADA est déjà proposé dans une université. L’OHADA avait pour ambition d’implanter un Master en droit OHADA à l’université des Comores, mais ce projet n’a pas pu se concrétiser. Ce contexte souligne l’une des motivations essentielles derrière l’organisation de cette formation.

Le secrétaire général de l’OHADA a déclaré «on a voulu ouvrir un Master à l’université des Comores mais cela n’a pas été possible. Sachant qu’on ne demandait pas à l’université de contribuer financièrement à l’ouverture mais de nous prêter des salles de classe et de nous autoriser à utiliser son logo. Voilà pourquoi aujourd’hui nous avons organisé cette formation. »

D’autre part, Youssouf Ahamada, l’un des bénéficiaires de cette formation, a exprimé sa gratitude envers les efforts déployés par l’OHADA. « On ne regrette pas la période de 6 mois qu’on a passée pendant cette formation. Nous sommes la preuve que le club OHADA est présent aux Comores, car il a des représentants », a-t-il indiqué. La reconnaissance de leur parcours témoigne de l’importance de cette initiative pour le développement juridique et économique dans la région. Selon lui, la formation offerte par l’OHADA a non seulement renforcé les compétences des participants mais a également contribué à établir une présence solide du club aux Comores.        

Djanamali Saïd Abdou (stagiaire)

Ce lundi, la centrale solaire plantée à Mitsamihuli est inaugurée en présence du chef de l’État et des membres du gouvernement ainsi que l’ambassadeur de France à Moroni. D’un coût considérable de 1 millions d’euros, la centrale solaire est installée dans un site de 10 hectares, avec une puissance de 5MW, elle permettra de développer l’accès à l’énergie de façon durable, dans un pays où l’énergie électrique y manque pour assurer un développement économique et social.

Ce projet témoigne l’engagement du gouvernement comorien à diversifier ses sources d’énergie et  accélérer sa politique vers un avenir énergétique durable afin de lutter contre le réchauffement climatique. Le gouvernement plus particulièrement le chef de l’État s’engage à vulgariser le secteur énergétique aux Comores afin de promouvoir l’économie du pays. Ce projet contribuera à réduire considérablement la dépendance aux énergies fossiles et contribuera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en alignement avec les objectifs internationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Elle apportera des avantages économiques significatifs.

Cette inauguration symbolise la volonté du gouvernement de tenir les engagements qu’il a pris tout en sachant que les Comores montrent la voie en matière de transition énergétique dans la région, tout en contribuant activement à la lutte contre la pollution. Les centrales solaires sont sur le point de devenir un « symbole concret » de l’engagement du pays en faveur de l’énergie propre et plus durable à tous.

« La construction de centrale photovoltaïque dans notre pays est la traduction de la volonté du gouvernement de respecter les engagements internationaux qui, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat et de la Convention Cadre des Nations Unies  sur les changements climatiques encourage la diminution des gaz à effet de serre au niveau mondial », a déclaré le président Azali Assoumani. « Bien que les émissions de ces gaz soient limitées dans notre pays, nous nous faisons l’honneur de contribuer à l’effort international de lutte contre le réchauffement climatique », a-t-il ajouté.

Selon le chef de l’État, le gouvernement a mis en œuvre une politique tournée vers les énergies renouvelables dont le photovoltaïque et la géothermie pour la production de l’électricité. 

Djanamali Said Abdou (stagiaire)

Le coordonnateur résident du système des Nations-unies, Tsok James  Bot et Fakridine Mahamoud, ministre comorien des affaires étrangères par intérim, se sont réunis, hier mercredi, pour faire le bilan de 2024 et le plan de travail annuel 2025. Cette rencontre entre dans le cadre du renforcement de la coopération Comores et le système des Nations-unies. C’était aussi l’occasion de procéder à la signature du plan de travail annuel (PTA) 2025.

Les Comores et le système des Nations-unies continuent d’œuvrer pour renforcer leur coopération de longues dates. Le ministre intérimaire des affaires étrangères, Fakridine Mahamoud et le coordonnateur résident du système des Nations-unies, T. James Bot ont signé, mercredi dernier, le quatrième plan de travail annuel 2025 pour le plan-cadre de coopération des Nations-unies pour le développement durable 2022-2026. Ce plan de travail annuel 2025 prévoit la réalisation de 254 activités, nécessitant un financement global de 34 millions de dollars dont 26 millions sont déjà mobilisés. Toutes les activités prévues dans ce PTA 2025 contribuent à la réalisation des objectifs du PCE 2030, au plan de relance 2022-2026.

Le coordonnateur résident du SNU, T. James Bot a passé en revue le bilan des différentes réalisations clés du SNU au cours de 2024. Il s’agit, entre autres, la mise en place et renforcement des aires marines protégées, la construction d’un laboratoire national de contrôle qualité de l’eau et d’analyses hydrogéologiques des ressources en eau, construction des infrastructures ( forage et citernes) pour accroître la résilience des installations d’approvisionnement en eau, sensibilisation des opérations économiques sur les importations et les exportations dans le cadre de la Zlecaf, installation des serres pour la multiplication des semences.

Des projets de grande envergure

Les deux parties ambitionnent de lancer plusieurs chantiers, notamment la mise en réserve de 500 Ha de récifs coralliens, le travail décent dans l’économie bleue ou encore le développement de moyens de subsistance alternatifs pour les communautés mobilisées dans les aires marines protégées, la réalisation de nouvelles infrastructures résilientes d’approvisionnement en eau potable au profit d’au moins cinquante localités, la mise en place de systèmes d’alerte précoce et d’un paquet d’instruments de réduction des risques de catastrophes au profit des enfants, le renforcement de la production locale, de l’entreprenariat agricole, de l’entreprenariat des femmes et des personnes en situation d’handicap ou encore la construction d’un laboratoire in vitro de bananiers, la facilitation de l’accès des petites et moyennes entreprises comoriennes au marché de la ZLECAf, la promotion du leadership féminin et le renforcement des mécanismes de dialogue social sur les questions liées au genre, au handicap et aux soin, le soutien à une meilleure gestion des déchets médicaux et dangereux, la préparation du 5ème recensement général de la Population et de l’Habitat et la réalisation du recensement général agricole, l’appui à l’opérationnalisation de la nouvelle carte sanitaire, la réalisation de l’étude sur le recensement biométrique à vocation d’état civil, le développement de la politique migratoire.

« Le succès de nos efforts repose sur notre capacité à conjuguer nos ressources, nos compétences et notre énergie. Notre partenariat représente un levier essentiel pour relever ce défi », a déclaré le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies aux Comores, T. James Bot. Ce dernier a rappelé la nécessité d’intensifier les échanges pour maintenir un suivi et une programmation alignés sur une approche inclusive, rendre opérationnel le Dispositif de suivi du Plan Comores Emergent pour favoriser une meilleure coordination entre les parties prenantes nationales et internationales et assurer l’intégration du PTA 2025 dans le Plan d’Action gouvernemental et les plans des départements ministériels concernés.

Abdoulandhum Ahamada

Aux Comores, la pêche est un secteur clé pour le développement économique. Elle contribue à hauteur de 6,6% du PIB. À cet effet, à travers le programme Ecofish, la COI organise, à Moroni, un atelier de deux jours de « validation de l’étude de l’impact économique et financier de la petite pêche aux Comores ». Une manière de prendre des décisions éclairées et promouvoir un développement durable du secteur halieutique aux Comores.

La pêche contribue à hauteur de 6,6% du PIB du pays. En moyenne, les secteurs de la petite pêche et la pêche artisanale capturent environ 20.000 tonnes de produits halieutiques par an. Le secteur n’est exploité qu’à 60% de son potentiel total. À cet égard, la COI rassemble les acteurs de la pêche à un atelier d’« analyse de l’impact économique et financier de la pêche artisanale aux Comores ». Cela entre dans le programme Ecofish financé par l’UE, pour soutenir la pêche durable dans toute la région. Les conclusions de cette étude fourniront des informations cruciales pour une prise de décision éclairée et une promotion durable du secteur halieutique.

Abdoul kader Saandia, secrétaire générale du ministère de la pêche, définit cet atelier comme opportunité pour capitaliser les ressources et renforcer le secteur. « Cet atelier s’inscrit dans nos priorités nationales pour construire un secteur de la pêche résilient et durable. Nous visons d’identifier des voies pour augmenter les revenus des pêcheurs et réduire la pauvreté grâce à la formation et à l’accès aux marchés. Mais aussi, promouvoir la conservation des écosystèmes et améliorer le modèle économique qui équilibrent les rendements économiques et les avantages communautaires », a-t-elle expliqué.

Vishahou Soondron, expert en aménagement de la pêche, admet que le secteur représente une part essentielle des moyens de substance des communautés, mais des défis majeurs à relever. « Malgré des chiffres promoteurs, cette contribution demeure bien en deçà du potentiel de la pêche artisanale, estimée à 33 000 tonnes par an. Cela met en évidence les défis structurels auxquels fait face le secteur : un accès limité au financement, une insuffisance des infrastructures, et une gestion encore perfectible des ressources halieutiques », a-t-il souligné.

Abdoulandhum Ahamada

Un atelier sur le cadre fiscale des objectifs de développement durable (STF) est ouvert, hier, au Retaj. Ce cadre Fiscal va permettre de faire une auto-évaluation diagnostique et proposera un soutien sur mesure pour optimiser le lien entre notre système fiscal et les ODD sachant qu’il s’aligne avec le plan Comores émergent.

Sans doute, le cadre fiscal des objectifs de développement durable a son rôle crucial en soutenant la stratégie, en proposant une approche structurée pour mobiliser efficacement les ressources nécessaires pour le Plan Comores Emergent. Celui-ci étant aligné à la politique fiscale, «  nous pouvons améliorer notre capacité à générer des revenus, qui à leur tour soutiendront la mise en œuvre de diverses initiatives de développement détaillées dans notre stratégie nationale », a déclaré Mohamed Affane, secrétaire général au ministère des finances.

Ceci répondra donc aux attentes du gouvernement  à travers la  loi de Finance 2025 qui prouve que la fiscalité jouera un rôle central. « Pour les autorités comoriennes, les impôts sont plus qu’une source de revenus », a-t-il précisé. Le Cadre Fiscal des ODD  propose des évaluations diagnostiques et un soutien sur mesure pour optimiser le lien entre le système fiscal d’un pays et les ODD. Il visera à inclure la durabilité dans la politique budgétaire en orientant le développement de manière inclusive et durable tout en lui fournissant un financement adéquat.

Pour Vera Hakimi, représentante adjointe du Pnud, cet atelier revêt d’une importance capitale. A l’entendre, il représente une occasion unique d’explorer comment la fiscalité peut être un levier pour renforcer l’autonomisation des femmes et garantir une croissance inclusive pour tous. Elle a réitéré l’engagement du Système des Nations Unies aux Comores à soutenir les efforts du pays pour développer des politiques fiscales efficaces et durables dans l’objectif de réduire la pauvreté et les inégalités tout en favorisant le développement du pays.

Kamal Saïd Abdou

Suite au passage du cyclone Chido à Mohéli, plusieurs champs agricoles ont été dévastés et des dégâts énormes ont été enregistrés. Contacté hier par Al-fajr, le jeune agriculteur, Faiçal Bianrifi Youssouf est victime de Chido. Ses plantations ont été détruites, causant un déficit de sept millions de francs comoriens. 

Le cyclone tropical Chido a frappé aussi l’île de Mohéli dimanche dernier avec des vents violents et de fortes pluies après avoir fait des morts et causé des nombreuses destructions à Mayotte. Le jeune agriculteur, Faiçal Bianrifi note un bilan « négatif » de ses cultures ravagées par le cyclone. « Je possède 32 employés dont 7 employés sont en permanence et d’autres sont saisonniers. Le passage du cyclone Chido a causé des dégâts majeurs à Mohéli. Mon équipe a fait un bilan de 850 bananiers ravagés, 195 papayers tombés. Mes 6 parcelles de terrains de manioc de 3 ha sont touchées par le cyclone impactant 40% de revenus et 3 germoirs cassés », a expliqué le jeune producteur Faicoil Bianrifi.

Engagé passionnément dans l’agriculture depuis 2019, Bianrifi promet de « sortir la tête de l’eau ». « Le bilan du passage de Chido révèle, actuellement, un déficit d’à peine 7 000.000 de francs comoriens. Une situation difficile à surmonter. Malgré toutes ces pertes, on continue petit à petit à faire le ménage. Nous devons avoir un plan de réintégration des économies sans relâche. Nous devons augmenter le travail et baisser la masse salariale des employés à 50% jusqu’à une période d’environ 6 mois », a-t-il annoncé.

Abdoulandhum Ahamada

Le conseil d’administration du fonds monétaire international (FMI) a achevé  la troisième revue de l’accord conclu avec l’Union des Comores au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC). Le conseil ouvre la voie au décaissement immédiat de 3,56 unités d’environ 4,7 millions de dollars.

Bien que des progrès considérables aient été accomplis dans la réalisation des objectifs du programme, des efforts significatifs et soutenus demeurent nécessaires pour maintenir la dynamique des réformes.

Les autorités ont réaffirmé leur engagement envers le programme appuyé par la FEC, malgré un ralentissement récent des réformes et un contexte de fragilités économiques et institutionnelles. Trois des cinq critères de réalisation quantitatifs (CRQ) ont été respectés à fin juin 2024, et six des neuf repères structurels (RS) prévus entre juin et octobre ont été atteints. Par ailleurs, deux repères structurels ont été reformulés, et quatre autres ont vu leurs échéances reportées.

D’une durée de quatre ans, cet accord a été approuvé le 1er juin 2023 et donne accès à environ 43 millions de dollars. Le programme de réformes économiques des Comores, soutenu par l’accord FEC, vise à réduire les fragilités et à renforcer la résilience économique en consolidant les marges budgétaires, en réduisant les vulnérabilités liées à la dette et en renforçant le secteur financier et la gouvernance. Les priorités principales du programme restent inchangées et s’articulent autour de trois axes principaux : la mobilisation des recettes intérieures par des réformes visant à renforcer l’administration fiscale et douanière tout en rationalisant les exonérations fiscales ; la stabilisation du secteur financier, notamment par l’achèvement de la restructuration de la banque postale publique SNPSF et le renforcement de la supervision bancaire et du cadre réglementaire de la Banque centrale ; et le renforcement de la gouvernance à travers des réformes de gestion des finances publiques et de lutte contre la corruption.

Baisse de l’inflation en 2025

Selon le FMI, les conditions économiques sont restées stables, bien qu’elles soient marquées par des risques baissiers considérables. La croissance du PIB réel devrait être légèrement inférieure aux prévisions précédentes pour 2024 et 2025, en raison des événements climatiques sévères et de l’épidémie de choléra survenue plus tôt cette année, ainsi que des signes émergents d’un ralentissement de l’activité. Les pressions inflationnistes devraient s’atténuer, et l’inflation devrait diminuer à partir de 2025, après avoir persisté cette année. Le rythme de la consolidation budgétaire en 2024 a été plus soutenu que prévu, principalement en raison d’une sous-exécution des dépenses d’investissement. Cette dynamique de consolidation budgétaire devrait se poursuivre en 2025. Le secteur extérieur reste stable, et les réserves internationales brutes devraient se maintenir au-dessus de l’équivalent de 7 mois d’importations sur la période du programme.

« Les efforts des autorités dans le cadre de l’accord au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) témoignent d’un engagement continu en faveur de la stabilisation économique et des réformes, malgré les défis et la transition vers un nouveau gouvernement. Bien que la position extérieure demeure stable, soutenue par une accumulation continue de réserves de change, les performances économiques se sont affaiblies sous l’effet des pressions inflationnistes liées à la hausse des prix alimentaires », a déclaré Nigel Clarke, directeur général adjoint et Président par intérim. « Cela s’ajoute aux risques à moyen terme pour les Comores en tant qu’État fragile et petit pays en développement, exposé aux incertitudes économiques mondiales, aux chocs climatiques et aux contraintes de capacités institutionnelles », a-t-il ajouté.

Selon le FMI, la politique budgétaire reste axée sur une consolidation à moyen terme, nécessaire pour préserver la soutenabilité de la dette et réduire progressivement le risque de surendettement, tout en s’adaptant aux défis à court terme. Les réformes structurelles visant à moderniser l’administration des recettes, améliorer les pratiques budgétaires et renforcer la gestion de la trésorerie et de la dette se poursuivent. Les progrès réalisés dans la supervision des entreprises publiques et l’apurement des arriérés extérieurs et intérieurs sont également notables, bien que des efforts supplémentaires soient essentiels.

« Le cadre de politique monétaire demeure judicieusement axé sur la préservation de la stabilité de l’ancrage à l’euro en tant que point d’ancrage nominal. La disposition de la Banque centrale de recourir à des opérations d’absorption de liquidités et à d’autres mesures appropriées en cas de pressions inflationnistes accrues est bienvenue. Les progrès réalisés dans la restructuration de la banque postale, l’opérationnalisation de la loi sur la résolution bancaire et le renforcement des capacités de supervision de la Banque centrale renforceront la résilience du secteur financier », a-t-il expliqué.

Djanamali Said Abdou (stagiaire)

Entreprenariat : Yas lance Sarumaya

Entreprenariat : Yas lance Sarumaya

Mardi dernier, Yas Comores a lancé le programme Sarumaya : femmes connectées créatrices d’avenir. C’est une étape significative pour l’autonomisation des femmes  à travers l’entrepreneuriat aux Comores.

Ce programme est le fruit d’une collaboration entre Yas et plusieurs partenaires, dont l’ANPI, l’UCCIA et KAMLINK. Il vise à soutenir les femmes comoriennes dans leur parcours entrepreneurial en donnant à ces femmes  les outils nécessaires pour concrétiser leurs ambitions entrepreneuriales tout en stimulant l’économie locale et en utilisant les bénéfices du digital.

« Sarumaya repose sur trois piliers fondamentaux, la coordination est assurée par l’Anpi : module spécifique adapté pour faciliter l’accès à l’entrepreneuriat féminin dans le monde. Ces formations sont dispensées par l’UCCIA pour développer des compétences pratiques. Mentorat personnalisé : piloté par kom’link, il offre un accompagnement sur-mesure et renforce les réseaux professionnels des participantes », lit-on dans le communiqué de presse.

Dans un contexte où l’entrepreneuriat féminin est essentiel pour le développement économique, le lancement de « Sarumaya » s’inscrit comme une initiative prometteuse pour la réussite. « Sarumaya, c’est bien plus qu’un programme de formation, c’est une plateforme de soutien et d’émancipation pour les femmes qui souhaitent concrétiser leurs projets. Grâce à ce dispositif unique, nous offrons à chacune d’entre vous les clés pour réussir », a déclaré Hamidou Mhoma, directeur régional de la chambre de commerce de Ngazidja.

Ce programme témoigne de l’engagement du ministère de l’économie envers l’entrepreneuriat féminin. Une initiative, qui joue un rôle fondamental dans le soutien et l’autonomisation des femmes. « Cette initiative représente un moment clé dans notre engagement à soutenir l’entrepreneuriat féminin et à favoriser l’autonomisation économique des femmes », a indiqué indiqué Dhoihirdine Ahamada Bacar, secrétaire général du ministère de l’économie.

Pour rappel, l’objectif du programme Sarumaya est de donner accès aux femmes les outils nécessaires pour concrétiser leurs ambitions entrepreneuriales, tout en stimulant l’économie locale et en tirant parti des bénéfices du digital. L’entrepreneuriat féminin est crucial, il favorise l’égalité des sexes, stimule la croissance économique et crée des emplois. Ainsi, cette initiative représente un pas important vers un avenir où chacun peut contribuer au développement économique de la société.

Djanamali Saïd Abdou (stagiaire)

L’UCCIA  réunit le secteur public-privé pour un atelier sur la planification stratégique et la mobilisation des ressources de l’ITC, APILE avec l’appui de l’UE et la participation du gouvernement comorien, de L’UCCIA en faveur du secrétariat technique permanent (STP) du dialogue public-privé. Cet atelier permet de définir les propositions et les grandes lignes qui convergent vers les démarches communes du dialogue public-privé au cours de 2025-2027.

En se référant au décret présidentiel mettant en place une plateforme du dialogue public-privé, l’UCCIA a convié le secteur public-privé pour un atelier deux jours dans ses locaux. C’est dans le cadre du projet Apile qui appuie le processus de la marche commune entre le secteur public-privé. Il s’agit de deux jours basés sur les problématiques de la « planification stratégique et la mobilisation des ressources ». Cet atelier permet de renforcer le dialogue du secteur public-privé pour pouvoir identifier les grandes lignes de la planification stratégique et de la mobilisation des ressources financières entre le public et le privé. Mais aussi de définir le programme de la marche commune entre les deux secteurs au cours de la période 2025-2027.

Au cours de cet atelier, Nadia Tourqui, consultante en planification stratégique, a précisé que cet atelier permet aux opérateurs économiques de proposer des idées axées sur le plan stratégique et les techniques de mobilisation des fonds pour aboutir à des fins communes. Et le secrétariat technique permanent (STP) définit ses priorités qui touchent les opérateurs économiques et facilitent la vie des citoyens. « Cet atelier est une occasion pour les secteurs publics et privés d’identifier leurs propositions et leurs plans stratégiques et d’autre part, les stratégies de mobilisation des ressources financières devant les bailleurs de fonds », a-t-elle déclaré.

« Je suis là pour orienter les opérateurs sur les plans stratégiques et les idées qui convergent vers une marche commune entre les deux parties prenantes. Le STP définira les priorités qui touchent les opérateurs économiques sur les secteurs du commerce, de l’industrie, entre autres », a-t-elle précisé.

Abdoulandhum Ahamada

Pour la quatrième année consécutive, Exim Bank Comores a remporté le prix de la Banque de l’année 2024 aux Comores par the Banker lors des Bank of the Year Awards, mercredi dernier, à Londres. C’est grâce à des améliorations significatives de sa rentabilité et de la qualité de ses actifs. La banque est reconnue pour sa forte performance financière et ses efforts dévoués pour développer l’inclusion financière pour les micros, petites et moyennes entreprises au cours de la période examinée.

L’Exim Bank a pour la quatrième fois consécutive prouvé sa supériorité en étant élue meilleure banque de l’année 2024. Parmi les réalisations les plus notables de l’Exim Bank, on peut citer les bénéfices nets de l’Exim Bank Comores ont augmenté de 23,3 % en 2023, tandis que le total des actifs a augmenté de 18 %, selon the Banker.

« Exim Bank Comores a remporté le prix de la Banque de l’année de la nation insulaire pour la quatrième année consécutive. En partenariat avec la Société financière internationale de la Banque mondiale, le prêteur a introduit un mécanisme de crédit-bail pour les MPME au début de 2024. Ce mécanisme permet aux entreprises d’obtenir des équipements, des machines ou des véhicules sans avoir à fournir de garantie. En tant que tel, il permet aux plus petites entreprises du pays d’accroître leur productivité et de stimuler la croissance à valeur ajoutée grâce à un meilleur accès au financement », a déclaré the Banker.

Des innovations à Exim Bank Comores

« Exim Bank Comores a également achevé la tâche difficile de la mise à niveau de son infrastructure bancaire de base dans le cadre de sa transformation Exim 4.0. La refonte du système a permis de mettre en place une pile technologique actualisée avec une architecture d’interface de programmation d’applications ouverte. Elle s’accompagne d’une refonte de l’infrastructure du réseau de la banque afin de renforcer la résilience et la sécurité des systèmes internes », a-t-elle ajouté.

Selon the Banker, dans le cadre des célébrations du 15e anniversaire de l’Exim Bank Comores en 2023, la banque a lancé un programme visant à promouvoir l’autonomisation des femmes en partenariat avec l’Union des chambres de commerce. L’initiative vise à promouvoir le rôle des femmes dans les affaires et d’autres projets en offrant des opportunités de formation et de mentorat, ainsi qu’un soutien financier. La banque indique que le projet sera renouvelé au cours des cinq prochaines années et prévoit que 50 femmes recevront des subventions au cours de cette période, et que 15 autres femmes recevront un soutien financier conventionnel.

De son côté, l’Exim Banka manifesté sa joie d’avoir été distinguée meilleure banque de la place en présence de son directeur général, Guy Rwaburindi. « Nous sommes heureux de vous annoncer que l’Exim Bank Comores est élue pour la 4ème fois consécutive, meilleure banque de l’année 2024 par the Banker lors des Bank of the Year Awards qui ont eu lieu le 4 décembre 2024 au Royal Lancaster Hotel, à Londres », a exprimé la banque.

Ce prix est une reconnaissance de la solide gestion d’Exim Bank Comores, de son modèle commercial, de sa politique de proximité et témoigne du dévouement de son personnel et de la fidélité de ses clients.

Les banques à récompenser

Les Banker’s Bank of the Year Awards visent à récompenser les banques qui se sont développées tout en conservant un bilan solide, qui ont amélioré la qualité de leurs services, qui ont investi dans la technologie et qui ont pris en compte leur rôle au sein de leurs communautés locales.

Au-delà de leurs réalisations opérationnelles et financières, les banques ont pris en compte les préoccupations environnementales et sociales, tant en interne que dans leurs interactions avec les clients, soulignant ainsi l’importance d’une stratégie de développement durable significative pour le succès de chaque prêteur dans chaque pays.

Les prix 2024 récompensent l’excellence des banques dans 127 pays, le plus grand nombre de candidatures provenant de la région Asie-Pacifique, suivie de l’Afrique et de l’Amérique latine. Cela mérite d’être souligné car The Banker s’engage à fournir des informations sur les activités et les innovations bancaires dans le monde entier, et pas seulement dans ses centres financiers traditionnels et les plus importants.

KDBA